La géographie et l’histoire ont façonné la Tunisie en une terre d’échanges et les civilisations qui l’ont traversée ont cultivé chez elle une précieuse capacité d’adaptation. Son économie, aux ressources naturelles relativement modestes, reflète cette faculté de saisir l’opportunité et de combler ses lacunes.
Aujourd’hui, même si la proximité géographique et culturelle de l’Europe demeure un avantage et que sa position de relais vers l’Afrique et le monde arabe se confirme, la Tunisie est consciente des nouveaux enjeux. La distance et la langue ne sont plus vraiment les seuls facteurs de rapprochement, quand internet et la mondialisation ont aboli les frontières au profit de l’efficience et de la rentabilité.
Sur ce plan, la Tunisie dispose de solides atouts à mettre en avant. Ses compétences en premier lieu. Du fait d’une politique d’éducation ambitieuse, le taux de scolarisation s’élève à près de 98 %. Un quart de la population suit actuellement une filière générale ou professionnelle et 53 % des candidats à l’emploi ont un niveau universitaire, tout en maîtrisant parfaitement les technologies de communication.
Une infrastructure maritime, aéroportuaire et routière moderne, ainsi que des réseaux d’énergie couvrant l’ensemble du territoire, garantissent la fluidité et la sécurité de la production.
Au moyen d’une législation souple et évolutive, la Tunisie s’est dotée des instruments indispensables à l’attractivité, confortée par une remarquable stabilité intérieure et décuplée par le niveau compétitif de ses salaires. Les codes d’incitation à l’exportation et à l’investissement offrent un cadre d’avantages économiques, financiers et fiscaux dont de nombreuses entreprises ont saisi l’intérêt.
La Tunisie compte deux zones franches, ou Parcs d’Activités Economiques, particulièrement dynamiques, à Zarzis et Bizerte. La première, qui s’adresse plus spécialement aux investissements dans le secteur des hydrocarbures, a déjà prévu une extension de 12 hectares . Les investissements de la zone de Bizerte, à 90 % étrangers, ont été multipliés par onze en cinq années, pour atteindre les 80 millions de Dollars.
Quant à son nouveau chantier de port financier, lancé en 2009, il va renforcer son potentiel de plate forme off shore de premier plan. Dans la banlieue Nord de la capitale Tunisienne , 520 hectares abriteront 4 groupes d’affaires, dont un centre d’investissement bancaire et de conseil, un centre d’assurance et une bourse financière internationale, la première de la région.
L ‘investissement de 3 milliards de Dollars, qui prévoit des revenus directs de l’ordre de 40 millions de Dinars par an, installera Tunis comme première place financière off shore du continent.
Son ancrage international, qui s’accentue au rythme planétaire, se trouve être de longue date sur le plan des accords mondiaux. Membre fondateur de l’OMC, et du GATT depuis 1990, la Tunisie a signé 50 conventions levant la double imposition avec de nombreux pays d’Europe, d’Amérique du Nord, d’Afrique et d’Asie. La Tunisie est le premier pays du Maghreb à avoir conclu un accord d’association et de libre-échange avec l’Union Européenne.
Enfin, la Tunisie peut revendiquer, sur le continent, une position de leader en matière de maîtrise des nouvelles technologies. Elle vient d’être classée, dans le « State of the internet report », au top 10 des pays africains en termes de vitesse et de pénétration de connexion supérieure à 5 mégas.
Désormais, la Tunisie dispose de facteurs d’accueil humain, économique et technique qui ont prolongé sa tradition historique d’ouverture en adaptation au monde contemporain.





